VENTE D’UKIYO-E, ESTAMPES JAPONAISES ANCIENNES

SUR LE THÈME DES SAMOURAI

L'Atelier du Sabre Japonais, vous propose des Ukiyo-e, Estampes Japonaises originales sur le thème des Samourai :

Nous avons quelques pièces en stock.

Nous pouvons  faire pour vous des recherches suivant vos besoins.

Pour ce faire, nous définissons ensemble votre cahier des charges avec :

  • Le thème

  • L'état (Très bon, bon, etc..)

  • L’âge (Période Meiji, Edo, etc..)

  • Fourchette de prix maximum (Pour ne pas avoir de surprise)

 

 

UKIYO-E ORIGINALES 

ESTAMPES JAPONAISES ANCIENNES A VENDRE

CLIQUEZ SUR LES PHOTOS POUR LES AGRANDIR

 

 

Description des marchandises proposées à la vente : Les marchandises sont décrites en fonction des connaissances sur l'objet du moment et peuvent être modifiées à tout moment, en fonction de l'évolution de celles-ci. Les descriptions ne sont pas des Expertises, mais sont le reflet des connaissances acquises sur le sujet et n'engage en aucun cas les personnes qui les ont rédigées. Elles sont réalisées en toute transparence et faites de toute bonne foi, sans falsification de quelque sorte que ce soit.

Toutes les pièces proposées sont garanties authentiques et originales de l’époque, sauf indication particulière.

 

A - ESTAMPES

 

1- Artiste : Torii Kiyonobu II - Actif : (1726 - 1760)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix : 1380 €, hors frais de port

Époque : Période Edo, Ère Horeki

Scène tirée de la bataille de Yashima lors du conflit de Genpei, en 1185, où le Samouraï Nasu no Yoichi Munetaka, traverse la mer sur son cheval, va tirer avec une flèche sur un éventail accroché à une embarcation, qu’il réussit à atteindre.

Éditeur : Marusho.

Impression originale en N/B vers 1740-50

Format : Hoso-ban.

État : Très bon état.

2 -Artiste : Utagawa Toyokuni I (1769 - 1825)

 

Prix : 1700 €, hors frais de port

Époque : Période Edo, Ère Bunka 11 (1814) Jan.

Date : 1814.1

Signature : Toyokuni ga (œuvre de Toyokuni)  
Cachets : Kiwame et Éditeur : Yamaguchi Tobei
Dimensions : 37,9 X 25,4 cm X 2

Diptyque avec scène du théâtre Kabuki. Ichikawa Omezo en Ebina et Ichikawa Danjuro en Soga Goro (Célèbre épisode Shibaraku). Estampe en diptyque par Utagawa Toyokuni I (1769-1825) - Les acteurs Ichikawa Danjuro VI en Goro Tokimune et Ichikawa Omezo en Ebina.

 

Description : Pièce : 双蝶々化粧曽我 "Futatsu Chouchou yoso oisoga" Les acteurs Ichikawa Danjuro V dans le rôle de Goro Tokimune et Ichikawa Omezo dans le rôle de Ebina


Format : Oban vertical
Théâtre : Morita, Edo
État : Très bonne impression, très bonnes couleurs, non doublée, quelques salissures sur l'ensemble de la surface, une tâche d'encre sur la main gauche, très bonnes conditions générales.

 

 

 

 

 

3 - Artiste : Utagawa Toyokuni I (1769 - 1825)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'acteur Ichikawa Omezo Otomo no Yamanushi, déguisé en pèlerin Eizen.

Prix : 1350 €, hors frais de port

Époque : Période Edo
Format : oban vertical
Dimensions : 38,3 X 25,8 cm
Date : vers 1809
Signature : Toyokuni ga (œuvre de Toyokuni)
Cachets : Kiwame Editeur: Hirano Choeimon (平野 長右衛門)


Description : L'acteur Ichikawa Hakuen porte ce nom depuis Nov.1798 jusqu'en Oct. 1806.


Hakuen joue le rôle de : Otomo no Yamanushi, déguisé en pèlerin Eizen, dans le drame Kaomise "Oishigeru Nami no Une Une"生茂波☆渦 おいしげるなみのうねうね qui fut jouée en Nov. 1800 au théâtre Ichimura.


État : Excellente impression, très bonnes couleurs, non doublée, quelques petits trous de vers rebouchés, non rognée, très légère pliure médiane, couleurs très fraiches, excellente condition générale. Rare.

 

 

4 - Artiste : Utagawa Gountei Sadahide  (1807-1879)

 

 

Prix : 1900 €, hors frais de port

Époque : Période Edo (1853)

Signature : sur chaque pièce, avec cachets à date, cachet de censure et éditeur.

Triptyque complet mais appartenant à une série de 6 pièces. (très rare !)
Titre : Takeda Yushi Zoroi, nom de chaque guerrier dans un cartouche, et ordre pour bien porter une armure traditionnelle. Les valeureux soldats du Clan Takeda (Shingen). Important triptyque indiquant l’ordre de droite à gauche, pour arriver à porter le Yoroi, armure traditionnelle des Samouraï.
Parties : 3.
Format : Oban.

 

Très connu pour ses représentations de la ville de Yokohama, et vues aériennes.

Titre : Takeda Yushi Soroi (武田勇士揃) Les valeureux guerriers du Clan Takeda (Shingen).

Description : Importante pièce indiquant l’ordre (1a9) de droite à gauche, pour arriver à se protéger et réussir a porter cette fameuse cuirasse des Samourai, Yoroi(鎧), des guerriers de l’époque Edo et dans cet exemple de l’époque du grand guerrier Takeda Shingen.

Sous-vêtement de peau avec ceinture, 二 Port de la Hakama,longue jupe,

Sous-vêtement protecteur des jambes, 四 Lacage des sandales,

Port d’une jupe avec plaques de métal et ceinture,

Enfilage des longs gants,

Positionnement des pare-jambes métalliques,

Protection des bras et de la poitrine、

Protection du cou et des épaules.

Le tout avant de positionner la cuirasse métallique souple, faite de lamelles jointes par des cordelettes, Yoroi, et le célèbre casque aux formes et attributs divers Kabuto (兜). Pour simplifier. Dans un cartouche rouge à côté de chaque personnage, le nom du guerrier, et ses attributs territoriaux de seigneur.

Le tout sur un fond de rideau Maku (幕) à l’emblème Kamon (家紋) du Clan de Takeda Shingen (武田信玄).

 

Format : Oban, Trois feuilles successives formant un triptyque. (三枚続き) Nishiki-e.

Date : Novembre 1853.

Signature : Goun Sadahide Ga (五雲 貞秀画Oeuvre de Goun Sadahide)

Cachets : Kaiin+date, et Editeur : Yamahisa 

Etat : Excellente impression, très bonnes couleurs, non doublées, séparées, quelques traces de vers réparées professionnellement, principalement en haut de page dans le rideau, ne gênant absolument pas l’appréciation de la pièce, sinon très bonne condition générale.

Remarque : Rare et très intéressante pièce didactique pour tous les amateurs d’histoire de l’art du combat et de l’habillement des Samourai (侍).

Très bonne impression et belles couleurs. Quelques trous restaurés dans le rideau. Non doublée.

 

 

 

5 - Artiste : Toyohara Kunichika (1835 - 1900)

 

 

 

Prix : 980 €, hors frais de port

Époque : Ère Meiji

"Scène des Loyaux guerriers, (47 Ronins)",  préparatifs de bataille pour la revanche, au pont de Ryogoku. Tokyo" 義士復讐両国橋引揚之図

Description : les 47 anciens Samurai dans un paysage de neige, leur nom inscrit sur le revers de leur Kimono, portant diverses armes et un Samouraï monte sur un cheval (rare) du nom de Hattori Hachiro, cartouche rouge. Un des épisodes historiques du Japon, appelé aussi : La vengeance des valeureux guerriers, pour leur Maitre. Épisode historique du Chushingura, que l'on retrouve dans de nombreux supports tels que : Kabuki, Cinéma.

Cachet de date : Meiji 17,08 (1884)

Editeur : Fukuda Kumajiro à Edo, Nihombashi

Format : Oban x 3p Dimensions : 35.6×24.3×70.4 cm

État : Très belle impression, belles couleurs Meiji. Sur les 2 premières feuilles de droite la liste des noms et prénoms des Ronins participants.

Etat : non doublée, un pli dans la marge gauche pour 2 estampes, quelques tâches, légèrement rognée, mais très bon état général. Piece assez rare ! Pour les collectionneurs d'armes de Samouraï et autres Bugu.

Ensemble de trois estampes. Scène de guerriers et paysage enneigé à l’arrière-plan.

 

 

6 - Artiste: Utagawa Yoshifuji (1828-1887)      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

Prix : 380 €, hors frais de port

 

Époque : Ère Meiji

Representant une fête avec des enfants dans diverses tenues pour appeler la pluie, “Amagoi”

Pas de signature, la partie droite d'un diptyque.

Description : Kodomo no E. Il s'agit d'une fête, dite aussi Matsuri qui avait lieu au tout debut du mois d'Août de chaque année, afin de protéger les champs de la sécheresse de l'été, car entrainant la famine par manque de riz. Cette fête était localisée dans la Préf. de Kanagawa, voisine de Tokyo, dans la ville de Isehara et appelée (Amagoi) "Que tombe la pluie!".

L'estampe représente deux equipes de jeunes garcons, se faisant face pour conserver le Bonten, (le mat coiffé d'un tonneau en osier tressé décoré de prières) un jeune en costume de moinillon, surveille pour que la procession ne se transforme pas en pujillat. 2 femmes regardant, préocupées.

Époque : vers 1860-1890

Format : Oban vertical

Dimensions : 35,6 X 21,3 cm

Etat : Très belle impression, bon état (1 tache), non doublée. raccourcie sur les cotés. Bon état de conservation, assez rare.

Estampe (Yoshi Fuji) vers 1880 Amagoï

 

 

 

 

B – PEINTURES UKIYO-E

 

 

7 - Artiste : Ando Hiroshige I (1797 - 1858)

Prix : 1100 €, hors frais de port

 

 

Signé : Rissai Nom d’artiste, d’Hiroshige I, durant son début de carrière.

Peinture : Aquarelle sur soie, très finement et délicatement peinte.

Signature calligraphiée, Rissai et cachet carre, rouge. Issue d'une collection d’une ancienne famille aristocratique francaise, homme politique et poète. On peut imaginer que ces œuvres aient été réalisées sur commande spéciale à l’artiste. Issues d’un recueil de plusieurs oeuvres.

 

Époque : Période Edo vers 1835-1840

Description : Épisode historique. Clair de Lune sur une lande de roseaux (Harano no tsuki), Episode historique que l'on retrouve aussi dans les 100 aspects de la Lune, (Tsuki hyakushi) série d'estampes créées par TSUKIOKA Yoshitoshi (1868-1912), 1888.

Dans la plaine recouverte de roseaux, sous la pleine Lune, un aristocrate en habits, joue de la flûte, un voleur accroupi se tient prêt, à lui bondir dessus.

Etat : Excellent etat.

Signature calligraphiée, Rissai et cachet carre, rouge. Issue d'une collection d’une ancienne famille aristocratique francaise, homme politique et poète. On peut imaginer que ces œuvres aient été réalisées sur commande.

Pièce unique et originale.

 

 

8 - Artiste : Ando Hiroshige (1797 - 1858)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prix : 1100 €, hors frais de port

 

 

Époque : Période Edo vers 1835-1840

Description : Épisode historique - Durant la guerre de Genpei, issue du récit Ise Monogatari et la bataille de Yashima dans le détroit entre Honshu et Shikoku, le célèbre Prince guerrier, "Minamoto Yoshitsune" (Prince guerrier Samouraï de haut rang), de l’époque Kamakura aux pouvoirs occultes, chevauchant sa monture et dévalant une pente extrêmement abrupte, impossible pour les autres guerriers.

Scène très finement et délicatement peinte sur soie, vue des arbres accrochés à la montagne et au loin la mer " Setonaikai ".

Etat : Excellent état.

Référence sur la signature " Rissai ", de Ando Hiroshige. Ce pseudonyme était utilisé par Hiroshige (53 étapes du Tokaido) en début de carrière. Son suiveur Hiroshige II, avait pour pseudonyme Rissho, avant le décès de son beau-père, puis Suzuki Hiroshige (II).

Issue d'une collection d’une ancienne famille aristocratique francaise, homme politique et poète. On peut imaginer que ces œuvres aient été réalisées sur commande.

Pièce unique et originale.

LE PRIX EST EN FONCTION DE L'ÉTAT, DE L'ANCIENNETÉ ET DE LA RARETÉ.

NOUS CONTACTER POUR TOUTE DEMANDE.

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Celles-ci se vendirent très bien et à partir de ce moment là, les images imprimées avec des plaques de bois, ainsi que les livres illustrés furent largement accessibles au grand public. Non seulement, il signa chaque impression sur plaques de bois, mais sa signature annonça au public, qu'il prenait lui-même au sérieux son statut qu'artiste. C'était Yamato Esho, un grand maître de la peinture japonaise.

À Kyoto, au 16éme siècle, une troupe d'artistes, dirigée par une femme, devint populaire. Elle se spécialisa dans les danses exécutées par des hommes déguisés en femmes et les femmes en hommes. Beaucoup de ces troupes apparurent très vite, dont certaines ne comprenait que des femmes qui étaient peu intéressées par la danse et préféraient vendre leurs services sexuels.

Rapidement, les autorités interdirent ces troupes. Les filles furent alors été remplacées par des garçons qui, à leur tour, furent également interdits pour la même raison. Enfin, les hommes adultes reprirent tous les rôles et commencèrent à animer des spectacles mettant en scène les histoires les plus populaires du moment.

Ces spectacles devinrent la forme du théâtre Kabuki, qui survécu jusqu'à aujourd'hui, avec très peu de modifications. Dans l'argot de l'époque, Kabuku signifiait "La mode", et l'on pense que le nom Kabuki tire son nom de ce mot. Le théâtre n'est pas seulement "La mode", il était aussi très populaire, en partie parce qu'il était le seul divertissement qui l'on pouvait faire à l'extérieur et où les femmes respectables pouvaient aller.

 

Non seulement les femmes aisées et les filles de marchands affluaient vers le théâtre, mais les dames de la cour bénéficiant de quelques jours de libre, pouvaient y allée aussi. Certaines de ces femmes eurent la chance, d'avoir des acteurs comme amants, mais la plupart d'entre elles durent se contenter d'une image du portrait de leur favori.

Les éditeurs conscients de cette demande et commandèrent aux artistes des représentations de tous les aspects de la vie de l'acteur et du théâtre Kabuki. Ils montrèrent les acteurs se détendant dans les coulisses, dans des poses dramatiques, ou simplement se promenant. Ils réalisèrent aussi bien des portraits, que des images de groupe. Le théâtre, était une source inépuisable de sujets, pour les imprimeurs et les tirages furent stimulés par la popularité des acteurs et des pièces de théâtre.

Il y avait aussi de nombreux hommes amateurs de Kabuki. Pour les hommes, cependant, il existait un lieu de divertissement plus important, les maisons de plaisir. Les artisans et les commerçants possédaient assez d'argent pour leur permettre de temps de vivre une grande partie de leur vie avec des courtisanes et des prostituées.

Une grande industrie se développa pour répondre à leurs besoins. En 1627, toutes les prostituées et les maisons de plaisir d'Edo étaient concentrées dans un seul endroit, "Yoshiwara", et c'est dans ce seul endroit où fut autorisée, la prostitution.

Après l'incendie dévastateur de 1657, qui détruisit pratiquement tout Edo, obligea la ville de repenser son aménagement et de reconstruire tout ce qui avait été détruit. Un autre quartier fut spécialement autorisé pour accueillir la prostitution et fut appelé le "Nouveau Yoshiwara", qui continua dans son commerce spécialisé, jusqu'en 1951.

Pour le thème de la courtisane et les imprimeurs choisissaient un grand nombre de sujets. Bien que les tirages érotiques explicites étaient populaires, la courtisane fut aussi souvent représentée, exhibant ses Kimono extravagants, comme le ferait un modèle de mode d'aujourd'hui, avec sa dernière coiffure et profitant de sa prétendument vie oisive. Elle était une star et son portrait, acheté par des admirateurs et par ceux qui désiraient se l'offrir, augmentaient la demande et donc les bénéfices de l'imprimerie.

Un jour, Hishikawa Moronobu signa ses estampes et s'autoproclama "Maître", d'autres artistes suivirent son exemple. Comme souvent dans les coutumes et les usages japonais, les relations maître-élève se développèrent.

Les écoles de gravure émergèrent, et chacune d'entre elles avait ses sujets de prédilection et son style caractéristique. Ils faisaient presque partie de la famille, car le meilleur élève se mariait souvent dans la famille de son maître, ce qui établissait un véritable lien de sang.

 

 

 

 

Dans les familles du début du 18éme siècle, tels que les Hisikawa (Disciples de Moronobu), les Torii (Qui s'étaient spécialisés dans les estampes d'acteurs) et les Kaigetsudo (Maîtres des gravures de belles femmes) furent particulièrement importantes.

Le début du 18éme siècle fut la période de développement des techniques d'impression des estampes. La qualité du papier fut améliorée, les formes et les tailles des tirages devinrent plus variées et les polyptyques (Ensemble de panneaux peints ou imprimés) furent utilisés pour les estampes.

Les techniques d'impression devinrent de plus en plus sophistiquées. L'Urushi-e (Impression laquée), fut développée, notamment dans les œuvres où le noir devait briller. Le support était enduit d'un mélange de colle et d'encre d'impression. Cependant, la plus grande innovation technique, résida dans l'utilisation de la couleur. Dès le début, dans les éditions de luxe, les gravures étaient richement colorées à la main.

Vers le milieu du 18éme siècle, Okumura Masanobu (Un imprimeur, mais aussi un artiste) expérimenta l'utilisation de plusieurs blocs de bois pour imprimer des images, qui pouvaient être composées jusqu'à trois couleurs, cette technique prit le nom de "Beni-e".

Ces couleurs n'étaient pas contenues par les contours du dessin de base.

Cependant, la première impression vraiment polychromatique, appelée "Nishiki-e", (Estampe de brocart) est apparu autour de 1769.

Un artiste d'Edo, Suzuki Harunobu publia une série d'estampes, dans laquelle les couleurs étaient soit délimitées par un contour déjà imprimé, ou avec des contours en saillie des plaques d'impression.

Ces impressions eurent un succès instantané et Harunobu, fut l'artiste le plus populaire d'Edo jusqu'à sa mort six ans plus tard à l'âge de 46 ans. Il produisit des impressions éthérées, des portraits de jeunes hommes et de femmes, posant avec une grâce exquise.

QU'EST-CE QUE L'UKIYO-E ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maitre Kanjiro Sato

​​​T​​​​​résor immatériel et culturel de Tokyo

Maitre artisan traditionnel de Tokyo

Les estampes japonaises "Ukiyo-e"

Les Ukiyo-e appartiennent à deux époques majeures de l'histoire du Japon : la période Edo, qui comprend les Ukiyo-e des origines à environ 1867, puis (De façon beaucoup moins significative) l’ère Meiji qui se poursuit jusqu'en 1912. Dans son ensemble, la période Edo est plutôt calme, offrant ainsi un environnement idéal pour le développement de l'art sous une forme commerciale. L'ère Meiji, elle, se singularise par l'ouverture du Japon à l'Occident et le déclin de l'Ukiyo-e traditionnelle, dans son style, ses sujets et ses techniques (Arrivée de couleurs chimiques, par exemple).

​Le brillant et intimement attachant art de l'Ukiyo-e (L'estampe sur bois) est sans doute le plus universellement connu de tous les arts japonais. Au Japon, ce style particulier d'art a prospéré à partir du milieu du 17éme siècle, jusqu'au milieu du 19éme siècle.

Les estampes japonaises sont souvent désignées comme des Ukiyo-e. Le mot Ukiyo-e d'origine Bouddhiste, signifie "Triste monde". Au 17éme siècle, cependant, le sens a évolué pour signifier "Monde flottant". Ce monde visé, est l'un des plaisirs éphémères, libéré des soucis et des préoccupations du monde.

​Les gravures et les peintures que les marchands commandaient et achetaient, représentaient presque toujours, les aspects d'une vie insouciante et furent donc appelées Ukiyo-e : "Images du monde flottant".

Pour comprendre les gravures et gagner le respect de cet art, il nous faut comprendre les spécificités de l'Ukiyo-e, ou tout du moins connaitre la façon dont les imprimeurs, qui étaient particulièrement friands des scènes représentant le théâtre, la vie dans les quartiers de plaisir, choisissaient leurs thèmes. En substance, l'Ukiyo-e révèle une grande partie de la riche histoire du Japon.

Au Japon, au cours du 16émé siècle, de longues périodes de guerres de rivalité entre les seigneurs féodaux prirent fin et le pays fut unifié. À la suite de la paix et de l'unification du Japon, les arts traditionnels connurent une renaissance. La classe militaire, les Samouraï, commencèrent à embellir leurs châteaux, qui, jusqu'à ce moment-là, n'avaient été au plus que des forteresses de défense.

Des peintres et des sculpteurs furent engagés pour décorer les portes coulissantes, les plafonds et les panneaux de bois, tandis que les tisserands et les couturières furent chargés de produire des beaux vêtements extravagants. Chaque forme d'art et d'artisanat fut vitalisé par le désir des puissants Samouraï, de rendre leur vie, aussi luxueuse que possible.

Les grandes familles de marchands des villes de Kyoto et de Sakai, dont l'argent avait fourni aux Samouraï, des fusils et des munitions, voulaient aussi améliorer la qualité de vie. Comme ils étaient d'un ordre sociale inférieur aux militaires, les marchands n'eurent pas la prétention de faire partie de l'aristocratie et à ce titre ne pouvaient donc pas apprécier les subtilités des arts et de la culture raffinés.

Ils demandèrent des peintures et des gravures représentant de jolies courtisanes, allèrent voir des spectacles des nouvelles danses " Kabuki ", et lires des livres populaires richement illustrés à la main. Certaines de ces histoires furent écrites sur des parchemins, certains étaient reliés. La demande pour ces manuscrits illustrés, est cependant devenue si grande, qu'il ne pouvait plus être fait à la main. Ainsi, le livre-image imprimé à partir de plaques de bois était né.

Au Japon, bien que la technique d'impression à partir de blocs de bois fût connue depuis de nombreux siècles, et bien que les livres chinois imprimés fussent tout à fait commun, le premier livre illustré japonais imprimé à partir de blocs de bois, n'est apparu que vers 1650. Ce livre fut le "Monogatari Ise", un conte traditionnel. Les illustrations de ces premiers livres imprimés étaient rudimentaires et subordonnées au texte.

Très vite, cependant, les images sont devenues plus importantes et permettaient au peuple d'accéder à une forme d'art accessible. Même ceux qui étaient analphabètes, achetaient les livres pour la beauté des images. Vers 1660, beaucoup d'illustrateurs travaillaient sous contrat pour les éditeurs dans les villes les plus importantes du Japon, comme Edo (Aujourd'hui Tokyo). L'un d'eux, Hishikawa Moronobu, persuada son éditeur de publier des illustrations sous forme de feuilles simples, sans textes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les principaux artistes

  • Moronobu et les débuts de l' Ukiyo-e

  • Moronobu (1618-1694), fondateur de l' Ukiyo-e

  • Sugimura Jihei (actif de 1681 à 1698), au style proche de Moronobu, avec qui il a longtemps étéconfondu

  • Kiyonobu (1664-1729), fondateur de l'école Torii

  • Masanobu (1686-1764), grand innovateur, l'un des tout premiers à travailler sur la perspective occidentale

  • Toshinobu (actif de 1716 à 1751), d'un style proche de Masanobu

  • Toyonobu (1711-1785), d'un style proche de Masanobu

  • Kaigetsudo Ando (actif de 1700 à 1714), maître de l'atelier Kaigetsudo

  • Kaigetsudo Anchi (actif de 1704 à 1736), son élève, et peut-être son fils

  • Kaigetsudo Dohan (actif de 1704 à 1716), élève d'Ando

  • Kaigetsudo Doshin (actif au début du 18éme siècle), élève d'Ando

  • Matsuno Chikanobu (actif de 1704 à 1716), au style proche des Kaigetsudo

  • Baioken Eishun (actif de 1710 à 1755 environ), au style proche des Kaigetsudo

  • Miyagawa Choshun (1683-1753), artiste de grande qualité, mais mal connu

  • Sukenobu (1671-1751), artiste de Kyoto, inspirateur de Harunobu

Harunobu et ses héritiers

  • Harunobu (1725-1770 environ), créateur de l' "Estampe de brocart "

  • Suzuki Harushige (1747 - 1818), imitateur de Harunobu

  • Koryusai (1735-1790), dont le style initial est très proche de celui de Harunobu

  • Shunsho (1726-1792), chef de file de l'école Katsukawa

  • Buncho (actif de 1756 à 1790), dont le style est proche de celui de Harunobu

  • Katsukawa Shun'ei (1762-1819), élève de Shunsho, connu pour la qualité de ses portraits d'acteurs de Kabuki

 

L'âge d'or de l'Ukiyo-e : Kiyonaga, Utamaro, Sharaku et les autres

  • Kiyonaga (1752-1815), un des plus grands artistes Ukiyo-e, novateur tant par le style que par la technique

  • Shuncho (actif de 1770 à la fin du 18éme siècle), au style proche de celui de Kiyonaga

  • Shunman (1757-1820), dont le style raffiné s'inspire de celui de Kiyonaga

  • Katsukawa Shunzan (actif entre 1782 et 1798), au style proche de celui de Kiyonaga

  • Utamaro (1753-1806), dont les estampes d'Okubi-e sur fond micacé sont un des sommets de l'Ukiyo-e

  • Sharaku (actif en 1794 et 1795), une fulgurante carrière de quelques mois dans l'estampe de Kabuki

  • Eishi (1756-1829), un ancien Samouraï, dont l'art élégant prolonge celui d'Utamaro

  • Eisho (actif entre 1790 et 1799), élève de Eishi, proche d'Utamaro par ses Okubi-e

  • Eisui (actif entre 1790 et 1823), élève de Eishi, proche d'Utamaro par ses Okubi-e

  • Toyokuni (1769-1825), surtout connu pour ses portraits d'acteurs de Kabuki

  • Choki (fin du 18éme - début du 19éme siècle), un talent original qui évoque un peu le style de Kiyonaga

 

Hokusai, Hiroshige et la fin de l'Ukiyo-e traditionnel

  • Toyoharu (1735-1814), dont l'étude de la perspective occidentale ouvre la voie à Hiroshige

  • Hokusai (1760-1849), l'un des deux grands artistes Ukiyo-e du 19éme siècle

  • Hiroshige (1797-1858), son rival et son égal

  • Keisai Eisen (1790-1848), travaille avec Hiroshige à la série Les Soixante-neuf Stations du Kiso Kaido

  • Kuniyoshi (1797 ou 1798-1861), dont Yoshitoshi est l'élève

  • Kunisada (1786-1865), contemporain de Hiroshige

 

Yoshitoshi, puis le Shin hanga et le Sosaku hanga

  • Yoshitoshi (1839-1892), le dernier grand artiste Ukiyo-e

  • Kunichika (1835-1900), élève de Kunisada

  • Kawase Hasui (1883-1957), chef de file d'une nouvelle approche de l'estampe japonaise

  • Ito Shinsui (1898-1972), artiste Shin hanga

 

 

Les différents types d'estampes :

Selon le format du papier utilisé :

  • Chuban ( 25 à 26 cm x 17 à 19 cm ),

  • Oban ( 37 à 38 cm x 25,5 cm ),

  • Hashira-e ( 70 à 75 cm x 12 à 14,5 cm ),

  • Hosoban ( 33 cm x 15 cm )

  • Nagaban ( approximativement 20 cm x 50 cm ),

  • Aiban, approximativement 34 cm x 22 cm,

  • O-oban, ou grand Oban, approximativement 58 cm x 32 cm,

 

Selon l'orientation :

  • Tate-e (Orientation "Portrait")

  • Yoko-e (Orientation "Paysage")

 

Selon les couleurs appliquées et surtout leur nombre :

  • Sumizuri-e, sans aucune couleur, donc en noir et blanc.

  • Tan-e, sumizuri-e rehaussée à la main de la couleur orange Tan.

  • Urushi-e, utilisant une encre épaissie avec de la colle pour la rendre brillante.

  • Beni-e, sumizuri-e rehaussée à la main de la couleur beni.

  • Benizuri-e, colorée par impression avec la couleur Beni (Le vert étant parfois ajouté).

  • Nishiki-e, la plus "riche", car faisant appel potentiellement à toutes les couleurs.

 

 

La fabrication des estampes

Pour éviter toute confusion :

Il existe des œuvres Ukiyo-e qui ne sont pas des estampes : c'est le cas des peintures telles que celles des Kaigetsudo et de la plupart des artistes Ukiyo-e.

En sens inverse, il existe des estampes sur bois qui ne sont pas de l'Ukiyo-e : c'est le cas par exemple des estampes Bouddhistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gouges pour la gravure des plaques d'impression en bois

Mais c'est bien dans le cadre de l'Ukiyo-e que l'estampe japonaise, gravée sur bois, a connu son plein développement. Et, en sens inverse, c'est grâce aux nombreux tirages autorisés par l'estampe que l'Ukiyo-e a pu devenir aussi populaire.

 

 

 

 

 

 

​Gravure d'une plaque d'impression en bois

Les épreuves d'estampes Ukiyo-e sont produites de la manière suivante :

  1. L'artiste réalise un dessin-maître à l'encre, le Shita-e.

  2. L'artisan graveur colle ce dessin contre une planche de bois (Cerisier ou catalpa), puis évide à l'aide de gouges (Marunomi ) les zones où le papier est blanc, créant ainsi le dessin en relief sur la planche, mais détruisant l'œuvre originale au cours de ce processus.

  3. La planche ainsi gravée ("Planche de trait") est encrée et imprimée de manière à produire des copies quasiment parfaites du dessin original.

  4. Ces épreuves sont à leur tour collées à de nouvelles planches de bois, et les zones du dessin à colorer d'une couleur particulière sont laissées en relief. Chacune des planches imprimera au moins une couleur dans l'image finale. Ce sont les "Planches de couleurs".

  5. Le jeu de planches de bois résultant est encré dans les différentes couleurs et appliqué successivement sur le papier. Le parfait ajustement de chaque planche par rapport au reste de l'image est obtenu par des marques de calage appelées Kento . L'encrage est obtenu en frottant le papier contre la planche encrée à l'aide d'un tampon Baren en corde de bambou.

 

L'impression finale porte les motifs de chacune des planches, certaines pouvant être appliquées plus d'une fois afin d'obtenir la profondeur de teinte souhaitée.

Démonstration de Maitre Nakata Noboru

Une démonstration d'un maître d'Ukiyo-e traditionnel, devant un public internationale dans le quartier de Mejiro, à Tokyo.

Maitre Nakata, avec une parfaite maîtrise de son équipement, intallé sur une petite scène, donnait des informations sur le processus et répondait aux questions des différentes personnes.

 

 

 

 

Maitre Nakata Noboru débute en fixant une feuille de papier

Pour tous ceux qui ne savent pas, les Ukiyo-e, ressemblent visuellement à des peintures (Comme l'étaient les originaux), mais cette forme d'art est ancrée dans la reproduction d'originaux. Les images à imprimer étaient faites de manière à être reproduites en grand nombre ... donner l'apparence d'un image "Originale" n'est qu'une explication un peu vague.

 

 

 

 

 

 

 

Plaque d'impression de la "Grande vague de Kanagawa"

et les pots des différentes teintes nécessaires

Il est très impressionnant de voir des images très détaillées imprimés uniquement avec des plaques de bois. La démonstration porte sur la plus célèbre d'Ukiyo-e, " La Grande Vague de Kanagawa" (Par Hokusai).

La maîtrise de l'impression de Maitre Nakata lui a permis de réaliser un certain nombre de tirages à partir de blocs en bois de cerisier. Il lui a fallu, pour construire chaque image, recommencer plusieurs fois la même opération pour imprimer couche par couche, une seule couleur à la fois, sans que celle-ci se mélange aux autres.

 

 

 

 

Pinceaux utilisés pour l'application des couleurs et pigments pour les mélanges

Il travaille très rapidement (Les impressions sèchent rapidement), il met de l'eau sur le bloc, en l'étalant, puis ajoute l'encre et la colle. Lorsque les empreintes commencent à donner forme à la future image, celles-ci révèlent tout l'art intrinsèque de l'Ukiyo-e, comme le graphisme, la sculpture des plaques d'impression, la réalisation des pigments de différentes couleurs, etc.

 

 

 

 

 

Maitre Nakata Noboru, encre la plaque d'impression

Lorsque les empreintes furent imprimées, les personnes pouvaient toucher et admirer le résultat et travail éffectué.

Si vous comparez le gris dégradé autour du Mont Fuji à l'original, vous pouvez voir une réelle différence. Les impressions de Maitre Nakata, ont été faites uniquement pour la démonstration... la qualité (Bien que très bonne aux yeux du public) n'était pas assez bon pour la vente.

Voici le résultat : La Grande Vague de Kanagawa, d'Hokusai

L'estampe la plus célèbre au monde

Trois estampes d'Hokusai

Réalisées par Maitre Nakata